Résumé
« Le piège est béant » titrait l’Equipe ce matin, avec les bordelais en une. A croire que ça commence à gêner de voir les Girondins s’installer en tête du championnat. Et bien, espérons qu’ils continuent à déranger, car un duel Lyon-Bordeaux semble se dessiner pour le titre de champion. Monaco était attendu au tournant, avec le meilleur joueur de <ST1:personname w:st="on" productid="la L">la L</ST1:personname>1, Néné, le joueur qui aurait pu venir aux Girondins il y a 3 ans, sous Ricardo. Mais c’est Wendel qui est venu, et nous n’avons pas eu à nous plaindre.
Laurent Blanc a décidé d’aligner sa formation type de L1, la même que le match du Mans, avec Gouffran et Chamakh en pointe, devant Gourcuff. Le match est alerte, équilibré, Monaco veut montrer qu’il mérite sa seconde place. Wendel et Plasil sont très actifs sur les côtés, permutent énormément, Gourcuff retrouve des jambes et allie jeu court avec Chamakh et longue transversale pour renverser le jeu. Monaco procède par contre, comme souvent avec Guy Lacombe cette année. Ils obtiennent la première occasion du match dès la 6ème minute avec ce double corner repoussé à chaque fois par Carrasso, qui rassure de match en match, même si les sorties aériennes ne sont visiblement pas son point fort. Un match où Ruffier le gardien adverse a brillé. D’abord sur une frappe de Gouffran puis sur l’action du premier acte : une louche superbe de Gourcuff par-dessus la défense monégasque que Wendel reprend d’un tir croisé du gauche. Mais le gardien de Monaco repousse en corner. Par contre, quid de Nenê, le meilleur joueur de L1 ?
On ne le verra pas non plus en en deuxième mi-temps, surtout que Monaco ne procède plus que par contre, se recroquevillant de plus en plus dans sa surface. La machine bordelaise continue une fois de plus son travail de sape, en usant l’adversaire par des changements de côtés, du jeu long, des passes courtes dans les intervalles. Plasil aurait dû obtenir un pénalty dès la reprise, à la 47ème minute. Mais l’arbitre ne voit pas la main de Puygrenier sur la reprise du tchèque, excellent ce soir. Si Nenê est absent, Park l’est également, mais physiquement. Nimani le remplace ce soir et malheureusement pour Monaco (et heureusement pour nous), il a été extrêmement maladroit. Il a raté deux belles occasions, seul devant Carrasso dans chaque mi-temps. Alors que Bordeaux commence à tourner en rond à l’heure de jeu, n’arrivant pas à trouver la faille dans la muraille monégasque de plus en plus compacte, les girondins s’en sortent grâce à leur arme fatale : les coups de pieds arrêtés. Et c’est Marc « Pippo » Planus (surnom donné ce soir par son compère Ciani) qui délivre Lescure. Wendel à la baguette adresse un coup franc dans la boite, Chamakh en perce-muraille s’extirpe du marquage adverse et se détend de tout son long pour reprendre la ballon de la tête. Ruffier repousse comme il peut, sur Planus qui suit tel un renard des surfaces et pousse le cuir dans le but vide, à la 62ème minute. Ouf, comme l’an dernier, on s’en sort bien contre Monaco. La fin de match est bien gérée par Bordeaux qui prépare déjà le rendez-vous de Munich. Gourcuff, Gouffran et Wendel laissent leur place à Fernando, Cavenaghi et Jussie. Les deux derniers cités auront chacun l’occasion de tuer le match. Mais ni l’argentin, seul face à Ruffier, ni le brésilien, ponctuant une action d’école sur le côté droit, ne parviendront à tromper le portier originaire de Bayonne.
En tout cas, belle préparation avant le choc contre le Bayern. Deux points d’avance sur Lyon, sept sur Marseille. Le futur champion de France va devoir se réveiller, car ses futurs dauphins n’attendent pas pour s’envoler (jamais vu de dauphin voler…sûrement les effluves odorants du Virage Sud qui doivent me faire dire ça).
Si on voulait trouver un défaut, ce serait encore l’attaque et le manque de percussion sur les côtés, lorsque l’étau adverse se resserre, et de réalisme devant les cages. Heureusement que Planus nous sauve ce soir, car les buteurs ont encore du mal.
Allez Bordeaux, allez chercher la qualification pour les huitièmes à l’Allianz Arena, vous pouvez le faire. Les Girondins sortiront grandis si l’exploit se réalise.
’est donc logiquement que M. Malige siffle la fin du match sur une nouvelle victoire à domicile des girondins, deux ans sans défaite. On attendait un grand match au sommet. Il a bien démarré, mais Monaco s’est peu à peu replié sur lui-même, laissant les initiatives aux girondins. Dommage de ne pas réussir à marquer dans le jeu, car le jour où les coups de pieds seront moins précis, nous auront du mal à percer les coffres forts de L1. N’empêche, cette formation bordelaise dégage un petit truc qui nous rappelle le grand Lyon que nous aimons et admirons tant….non je rigole. Peut-être que l’Equipe titrera demain « Bordeaux est trop fort », mais c’est sûrement l’arrogance bordelaise du soir qui ressort. Laurent Blanc veillera toujours à ne pas voir ses joueurs dégoupiller face aux louanges des observateurs. Enfin, des louanges, on n’en fait pas trop non plus aux girondins. Les journalistes nationaux doivent sûrement risquer leur poste s’ils disent du bien des bordelais….Je ne vois que ça.
Les joueurs
Matthieu Chalmé : Match très sérieux, appliqué défensivement et montant à bon escient, notamment en fin de match en initiant l’action conclue par la frappe de Jussie. On aurait tout de même aimé plus de centre de sa part
Michaël Ciani : Du classique désormais pour Michaël : solide, propre, rassurant. Des qualificatifs pour un joueur voué à un avenir…en bleu. Pour être franc, il a globalement le même niveau que Diawara l’an dernier, sauf que Souley semblait attendre sa plénitude, alors qu’on sent une grosse marge de progression chez Ciani
Marc Planus : Le patron. Auteur d’un grand match ce soir. Il a pris une dimension énorme cette année, au point que sa place ne se discute même plus, tant il forme avec Ciani la meilleure charnière de L1, haut la main. Il a annihilé toutes les offensives monégasques avec brio, relance de plus en plus proprement et sauve son club une nouvelle fois sur un but à <ST1:personname w:st="on" productid="la Gerd Muller"><ST1:personname w:st="on" productid="la Gerd">la Gerd</ST1:personname> Muller</ST1:personname> (les plus jeunes ne doivent pas connaître, c’était la minute culturelle) ou plus récemment à la « Pippo » Inzaghi
Benoit Tremoulinas : Plus en retrait ce soir, après deux excellentes prestations. Il n’a pas réussi à déborder son vis-à-vis comme il a l’habitude de le faire. Il s’est donc contenté de bien défendre.
Alou Diarra : Peut-être moins présent en ce mois d’octobre. Alou semble payer les efforts du début de saison. Il est vrai qu’il joue tous les matchs. On l’a senti en retard ce soir, notamment avec la vitesse d’Alonso. Mais on n’a pas beaucoup de solution de remplacement pour le faire souffler.
Yoann Gourcuff: Il revient petit à petit. Il a alterné le jeu long et court. Chose assez rare chez les footballeurs de L1, qui dans l’ensemble ne varient pas beaucoup leur jeu. Laurent Blanc a raison quand il dit qu’il fait mieux jouer ses coéquipiers. Mais il va falloir qu’il élève son niveau dans les semaines à venir pour les joutes européennes, l’équipe de France et le choc contre Lyon. Mais Bordeaux arrive à gagner avec un Yoann pas à 100%
Wendel: Volontaire mais maladroit. Il a participé au jeu, a permuté avec Plasil mais n’a pas eu beaucoup de réussite. Il aurait pu ouvrir le score en première mi-temps, sans un sauvetage de Ruffier.
Jaroslav Plasil : Un de ses meilleurs matchs de la saison. Face à ses anciens coéquipiers, il a beaucoup tenté, et aurait dû obtenir un pénalty en début de deuxième mi-temps. Très intéressant.
Marouane Chamakh : « La planche » de Laurent Blanc a encore œuvré pour le collectif et a réussi à faire sauter le verrou monégasque sur le coup franc de Wendel. Mais la défense monégasque l’a bien pris par ailleurs, il a eu du mal à trouver l’ouverture, et ses combinaisons avec Gourcuff n’ont pas bien fonctionné.
Yoan Gouffran : Il s’impose petit à petit dans le onze titulaire. A encore livré une bonne copie, en prenant sa chance de loin comme de près.
Remplaçants :
Fernando : Comme d’habitude il rentre à l’heure de jeu. Sérieux, il a joué prudemment
Jussie : Ponctuant une action de classe des bordelais en fin de match, il aurait dû tuer ce match. Mais sa frappe trop molle, après un râteau dans la surface, ne trompe pas un gardien du niveau de Ruffier
Fernando Cavenaghi : Il a eu l’occasion de se relancer avec ce face à face contre Ruffier. Mais il a perdu du temps sur son contrôle initial et n’a jamais pu se mettre en bonne position pour frapper. Dommage.
Cédric Carrasso : En action dès le début sur les corners monégasques repoussés sur sa ligne. De bonnes prises de balles, des relances rapides et précises, des jaillissements saignants dans les pieds monégasques. Encore quelques hésitations dans ses sorties aériennes, mais une progression de match en match.
La feuille de match
11ème journée de <ST1:personname w:st="on" productid="la Ligue">la Ligue</ST1:personname> des Champions 2009-2010
Samedi 31 Octobre 2009 à 19h00
Stade Chaban-Delmas (Bordeaux)
Arbitre : M. Philippe Malige
But : Planus (62ème) pour Bordeaux
Les cartons jaunes : Chalmé (20ème) pour Bordeaux - Coutadeur (22ème), Mongongu (27ème), Perez (45ème) pour Monaco
Bordeaux : Carrasso - Chalmé, Planus, Ciani, Tremoulinas – Diarra ©, Plasil, Gourcuff (Fernando, 70ème), Wendel (Jussie, 79ème) – Chamakh, Gouffran (Cavenaghi, 62ème)
Monaco : Ruffier – Lolo, Puygrenier, Mongongu, Traoré – Perez (Haruna, 72ème), Nkoulou, Alonso, Nenê, Coutadeur (Gapké, 70ème) – Nimani (Mollo, 79ème)