Résumé
Exit les Gourcuff, Chamakh, Wendel, Plasil ou Trémoulinas, au repos les Carrasso et Planus. Place à Ramé et ses 37 printemps, Placente et sa coupe « Franck Provost », Bellion, Jussie et Cavenaghi. Il faut reconnaître que Boulogne-sur-mer, privé de son meilleur joueur Grégory Thil pour de longues semaines, n’était visiblement pas en mesure d’inquiéter la machine bordelaise. Deux ou trois occasions, mais rien de bien alarmant pour Ulrich ce soir.
Le début de match verra la renaissance de David Bellion, très actif à la pointe de l’attaque bordelaise. Après plusieurs tentatives infructueuses, il dépose sur un corner le ballon sur la tête de Gouffran à la 34ème minute qui, seul dans la surface, trompe Valverde pas impérial dans les airs. Cavenaghi se démène également mais ses tirs, comme d’habitude lorsqu’il n’est pas en forme ou en confiance, manque de punch et de force. Hormis le but, l’action de cette première période est un une-deux entre l’argentin et Fernando dans la surface boulonnaise, mais le brésilien reprend sur le poteau. Dommage pour les spectateurs, c’était superbe. Une première mi-temps très tranquille néanmoins, avec des boulonnais ultra prudents.
La deuxième période est toujours à l’avantage des bordelais. Chalmé sur un centre-tir non repris puis Cavenaghi se montrent pressants. Ramé réalise quant à lui son seul arrêt du match à la 65ème minute avec une claquette sur un centre-tir de Rabuel. Adepte des coups de poker lors des remplacements, Laurent Blanc a encore du flair lorsqu’il remplace coup sur coup Jussie (assez transparent) et Bellion par Gourcuff
Plasil à la 67ème minute. Trois minutes plus tard, Gourcuff tire un coup franc au même endroit que celui de Turin qui amène l’égalisation. Et rebelote, Yoann adresse un superbe centre tendu, dévié par Lachor dans ses buts sous la pression de Ciani et Henrique. Encore un coaching gagnant….mais quelle chance de pouvoir faire rentrer des joueurs comme Gourcuff ou Plasil, et Chamakh plus tard.
A 2 à 0, Boulogne tente en vain de se relancer, mais sans grande réussite. Les bordelais obtiennent les dernières occasions sur de superbes mouvements, mais ni Cavenaghi par deux fois, ni Fernando ne parviennent à tromper Valverde.
2 à 0, match tranquille, très bien géré par des bordelais qui ont montré une impressionnante maîtrise. Boulogne-sur-mer a tout de même présentée ce soir une copie assez décevante, avec deux ou trois classes d’écart. Mais rien de bien surprenant en soi. C’est plutôt le turn-over gagnant qui fait plaisir et qui accrédite la notion de groupe. Oui, cette équipe a une âme, et les joueurs sont heureux de jouer ensemble. Il y a encore du monde, comme les jeunes Sertic, Traoré ou Saivet qui peuvent apporter leur fougue.
Si Bordeaux l’avait vraiment voulu, on aurait pu voir un score beaucoup plus important.
Bilan de la semaine : 6 points et un très bon nul ramené de Turin.
Dans une semaine, un nouveau test contre Rennes. L’an dernier, le match avait été physique et Rennes l’avait emporté aux points.